Newsletter n°3

Mai 2026

Nous présentons dans ce bulletin les dernières activités du
programme NaturAfrica de l'Union européenne en Afrique centrale.

Forêt tropicale d'Afrique centrale
Actualités régionales

La technologie et la Science pour renforcer la gestion des Aires protégées en Afrique centrale financées par l'Union européenne à travers son programme NaturAfrica

Dans un contexte de biodiversité menacée et de transition verte accélérée, l'Union européenne intensifie ses efforts pour soutenir la conservation des aires protégées en Afrique à travers son programme phare NaturAfrica. La mission conduite en avril 2026 au Centre Commun de Recherche (CCR/JRC) à Ispra illustre concrètement comment la science et la technologie viennent renforcer le suivi et l'évaluation de ces investissements.

Au cœur de cette démarche, l'Assistance Technique Régionale (ATR) NaturAfrica Afrique centrale joue un rôle de coordination essentiel entre les opérateurs de terrain, l'Observatoire des Forêts d'Afrique Centrale (OFAC) et les institutions européennes. C'est précisément cette fonction de courroie de transmission qui permet d'alimenter le Système d'Information (SI) NaturAfrica en données fiables et harmonisées, indispensables pour mesurer les résultats concrets du programme sur les paysages prioritaires.

L'atelier d'Ispra a permis de franchir une étape décisive dans la production des indicateurs dits « sentinelle », qui mesurent entre autres l'intégrité des habitats naturels au sein des paysages prioritaires pour la conservation et le développement, l'intégrité et la connectivité des aires protégées présentes dans ces paysages.

A partir des données satellitaires à haute résolution, l'outil Copernicus développé par le CCR permet de produire après analyse des informations sur l'évolution de la végétation et des types d'occupation des sols. Ces produits sont par ailleurs améliorés ensuite grâce aux capacités analytiques de l'Université Catholique de Louvain, également impliquée dans le réseau des centres d'excellence en Afrique. Une collaboration structurée a été engagée pour calculer ces indicateurs "sentinelle" avec davantage de précision et les intégrer dans le Système d'Information NaturAfrica produit et géré par l'OFAC via l'outil de rapportage en ligne développé par l'ATR qui intègre également les indicateurs issus des données collectées sur le terrain par les opérateurs tels que l'indice de bien-être humain ou encore l'implication des communautés locales dans la gouvernance.

Parallèlement, l'African Knowledge Platform (AKP), pilotée par le CCR, s'impose comme un outil transversal de mutualisation des données, de cartographie et de dialogue entre science et décideurs. En connectant NaturAfrica aux ressources de l'AKP et au réseau des Centres Régionaux d'Excellence ArcX — CSE (Centre de Suivi Ecologique) pour l'Afrique de l'Ouest, OFAC pour l'Afrique centrale et RCMRD (Regional Center for Mapping of Ressources for Development) pour l'Afrique de l'Est.

Ce travail de coordination multiacteurs représente un levier puissant pour transformer les financements européens en impacts mesurables et durables sur la biodiversité africaine.


Vers un suivi écologique harmonisé en Afrique centrale : une avancée décisive pour mieux mesurer et comparer les efforts de conservation dans le cadre de NaturAfrica

Dans le cadre du programme NaturAfrica de l'Union européenne en Afrique centrale, une expertise court-terme mandatée conjointement par l'Assistance Technique Régionale (ATR) et la COMIFAC vient de produire un cadre méthodologique innovant pour harmoniser le suivi écologique — ou biomonitoring — à l'échelle des dix Paysages Prioritaires pour la Conservation et le Développement (PPCD) couverts par le programme. Ce travail, fondé sur 55 réponses à une enquête en ligne dans sept pays, 19 entretiens d'experts et l'analyse de plus de 200 documents de référence, répond à un constat partagé et préoccupant : malgré un investissement réel des opérateurs de terrain, les méthodes, métriques et protocoles de suivi écologique restent profondément hétérogènes d'un site à l'autre, rendant toute comparaison régionale quasi impossible.

Un diagnostic sans appel

Le diagnostic révèle que 51 % des praticiens estiment que leurs méthodes actuelles ne permettent pas une comparaison robuste avec les autres aires protégées. Les données collectées restent souvent dormantes, peu archivées et peu partagées, disparaissant fréquemment au gré des rotations de personnel et de la fin des projets. Par ailleurs, les efforts se concentrent sur la mesure de densités absolues d'animaux — exercice coûteux et techniquement exigeant — au détriment d'indicateurs plus simples, plus utiles au quotidien pour les gestionnaires de terrain. Ce décalage entre les métriques produites et les besoins réels de gestion constitue un frein majeur à l'efficacité du suivi écologique dans la région.

Une architecture modulaire adaptée aux réalités du terrain

Pour répondre à ces défis, l'expertise propose une architecture modulaire en six niveaux progressifs, déclinée pour les deux biomes principaux — forêt et savane. Cette approche part d'un socle universel accessible à toutes les aires protégées, les observations géoréférencées via SMART/EarthRanger, pour s'élever graduellement vers des dispositifs plus sophistiqués : photopièges ciblés, transects structurés, modèles d'occupation sur grille SIG, inventaires quinquennaux et enfin dispositifs intégrés mobilisant la bioacoustique, l'ADN environnemental et l'intelligence artificielle pour les sites pilotes les plus avancés.

La colonne vertébrale méthodologique de ce système est la probabilité d'occupation (ψ), une métrique à la fois scientifiquement robuste, faisable sur le terrain avec des moyens limités, et harmonisable entre biomes et entre pays. C'est le niveau 3 — photopiégeage standardisé sur grille SIG couplé à des modèles d'occupation — qui constitue la cible régionale prioritaire pour la grande majorité des aires protégées NaturAfrica. Pour faciliter son appropriation, neuf fiches outils opérationnelles et un arbre décisionnel pratique ont été développés à l'intention des gestionnaires.

Des bénéfices concrets pour les partenaires techniques, financiers et institutionnels

L'impact de cette harmonisation va bien au-delà de la seule rigueur scientifique. En adoptant des métriques communes, les opérateurs — WCS, AWF, WWF, APN, Nature+, Noé et d'autres — pourront pour la première fois comparer leurs résultats d'un paysage à l'autre et suivre les tendances dans le temps. Pour les partenaires financiers, à commencer par l'Union européenne, cela signifie disposer d'indicateurs régionaux lisibles et comparables, capables de démontrer concrètement l'impact des investissements consentis dans la conservation des aires protégées. Pour les institutions régionales comme la COMIFAC, ce cadre s'inscrit directement dans les exigences du Plan de Convergence et les objectifs post-Kunming-Montréal, offrant un outil crédible pour rendre compte des engagements internationaux en matière de biodiversité.

Quatre recommandations pour une mise en œuvre durable

L'expertise formule quatre recommandations stratégiques. Elle préconise d'adopter l'approche modulaire comme référentiel régional officiel, en harmonisant les métriques plutôt que d'imposer des protocoles uniformes. Elle insiste sur la nécessité d'investir prioritairement dans les capacités humaines — formation, interprétation des données, intégration des savoirs écologiques locaux — car la durabilité d'un tel système repose sur les personnes, non sur les technologies. Elle appelle à structurer la gestion et le partage des données via la consolidation de la plateforme SERCA (fusion SMART/EarthRanger) et l'alimentation de bases de données régionales dans le respect de la souveraineté nationale. Enfin, elle recommande que les bailleurs et les États conditionnent leurs appuis à l'adoption de ce cadre, en distinguant clairement le suivi opérationnel continu, porté par les aires protégées elles-mêmes, des inventaires stratégiques quinquennaux confiés à des consortiums scientifiques spécialisés.

En définitive, ce travail marque une étape structurante pour NaturAfrica : il pose les fondations d'une évaluation régionale cohérente, crédible et durable des efforts de conservation en Afrique centrale.

Vous pouvez télécharger ici les principaux résultats de cette étude sous la forme de boîte à outils au bénéfice des opérateurs.


Gabon : Lancement du projet NaturAfrica et étude de faisabilité des partenariats public-privé pour la gestion des aires protégées au Gabon

Du 3 au 7 février 2026, l'Assistance Technique Régionale (ATR) NaturAfrica Afrique centrale s'est rendue à Libreville pour participer à l'atelier de lancement du projet financé par l'Union européenne dans les parcs nationaux de la Lopé, d'Ivindo et de Mayumba, mis en œuvre par Wildlife Conservation Society (WCS) en partenariat avec l'Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN) pour une durée de trois ans (octobre 2025 – octobre 2028).

Étude de faisabilité des partenariats public-privé (PPP)
Le gouvernement gabonais a mandaté l'Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN) pour explorer la mise en place de PPP dans la gestion de ses aires protégées, WCS étant identifié comme partenaire privilégié de cet exercice. Une délégation du siège régional de Wildlife Conservation Society (WCS) a effectué une mission d'évaluation dans les parcs de Loango et Mayumba, faisant suite à une première visite des parcs de la Lopé et d'Ivindo en 2025. La démarche vise à établir un état des lieux de chaque aire protégée, à définir le modèle de gouvernance le plus adapté et à élaborer un plan d'affaires sur cinq ans. WCS a obtenu le feu vert de son siège pour s'engager sur quatre parcs, avec une mise en place progressive afin de maîtriser les risques liés aux ressources humaines et aux besoins de financement. D'autres aires protégées sont également concernées par ce processus, notamment Moukalaba-Doudou, Pongara, et la réserve de Wonga-Wongué où d'autres ONG de la conservation ont manifesté leur intérêt. L'ATR recommande l'organisation d'un atelier de restitution pour permettre aux partenaires financiers et techniques de mieux appréhender les prochaines étapes, les besoins et les défis de mise en œuvre de ces PPP.

Lancement du projet NaturAfrica au Gabon
L'atelier de lancement, tenu le 6 février au Ministère des Eaux & Forêts, a réuni les principaux partenaires institutionnels et techniques du programme. L'ATR y a présenté le programme NaturAfrica en Afrique centrale ainsi que les résultats des expertises court terme mobilisées sur des thématiques transversales telles que les droits humains. Les échanges ont notamment porté sur les enjeux de gestion des trois parcs concernés, la dimension transfrontalière du programme — en particulier avec le Parc Transfrontalier Mayumba-Conkouati — et les synergies avec d'autres initiatives locales.


Deuxième réunion du Comité d'Orientation Stratégique du programme NaturAfrica en Afrique centrale

Les 4 et 5 mai 2026 à Kinshasa, les principaux partenaires et acteurs du programme NaturAfrica en Afrique centrale se sont réunis à l'occasion de la deuxième session du Comité d'Orientation Stratégique (COS), organe de gouvernance chargé d'assurer la coordination et l'orientation stratégique du programme. Cette rencontre a permis de renforcer la dynamique régionale autour des enjeux de gouvernance transfrontalière, de sécurité et de conservation dans plusieurs paysages prioritaires confrontés à des défis complexes. Les échanges se sont notamment appuyés sur cinq paysages pilotes :

  1. Nyungwe - Kibira ;
  2. Grand Ecosystème Fonctionnel de Zakouma (GEFZ), paysage de l'Aouk - Keita, Grand Ground et Grand Félix ;
  3. Garamba - Bili-Uélé - Chinko - Lantoto ;
  4. Conkouati - Mayumba ;
  5. Grand Virunga - Queen Elizabeth.

Les discussions ont mis en évidence plusieurs priorités stratégiques pour la mise en œuvre du programme. Les participants ont souligné l'importance d'un meilleur alignement avec l'initiative européenne Global Gateway, en intégrant davantage les dimensions d'économie verte, de finance durable et de mobilisation du secteur privé autour de modèles économiques liés à la conservation.

La gouvernance transfrontalière et les enjeux sécuritaires ont également occupé une place centrale dans les débats. Les recommandations portent notamment sur le renforcement de la coopération entre États, l'harmonisation des législations pour la protection de la faune, la sécurisation des couloirs de transhumance et une meilleure coordination face aux problématiques d'orpaillage artisanal illégal.

Les participants ont également insisté sur la nécessité d'accélérer la restauration des écosystèmes, de renforcer les systèmes de suivi écologique et de développer des systèmes d'alerte précoce dans les paysages les plus vulnérables.

Le renforcement du Système d'Information NaturAfrica, la collecte et le partage des données entre opérateurs ainsi que la capitalisation des expériences ont été identifiés comme des priorités opérationnelles majeures. L'approche vidéo développée pour illustrer les réalités des paysages a été saluée et devrait être poursuivie lors des prochaines réunions.

Enfin, le rôle des institutions régionales a été réaffirmé comme essentiel pour renforcer la coordination régionale autour des complexes transfrontaliers.

Retrouver les présentations du Comité d'Orientation Stratégique via le site web NaturAfrica

Actualités des paysages
Réunion communautaire au Tchad sous un arbre

Mission NaturAfrica au Tchad : conservation, transhumance et dynamiques communautaires au cœur des enjeux

Mission au Tchad : un état des lieux du paysage de conservation du Sud-Est

Janvier 2026 – Grand Écosystème Fonctionnel de Zakouma (GEFZ) & Paysage Aouk-Keita (PAK)

Du 13 au 24 janvier 2026, l'Assistance technique régionale du programme NaturAfrica a conduit sa deuxième mission de terrain au Tchad, dans les paysages du Grand Écosystème Fonctionnel de Zakouma et de l'Aouk-Keita. Cette mission visait à établir un état des lieux actualisé des interventions soutenues par l'Union européenne et à renforcer la capitalisation des expériences du programme dans ce territoire stratégique.

Un contexte sensible, une conservation qui tient

La mission s'est déroulée dans un contexte particulièrement chargé. Les relations entre l'État tchadien et African Parks Network (APN) ont connu, en octobre 2025, une période de tensions institutionnelles, qui ont conduit à une suspension temporaire des accords de gestion avant leur rétablissement et l'ouverture d'un nouveau cycle de renégociation prévu en 2026. Parallèlement, la guerre civile soudanaise continue d'exercer une pression croissante sur la bande frontalière tchadienne : retour de combattants armés, déplacement des routes de transhumance, circulation d'armes. Ces facteurs fragilisent les efforts de conservation, en particulier dans le paysage de l'Aouk-Keita.

Malgré ce contexte, Zakouma demeure l'un des sites de conservation les plus structurés d'Afrique centrale. Son budget annuel s'élève à 6,1 millions d'euros, dont environ 25 % financés par l'Union européenne. Des mécanismes innovants viennent compléter ce financement, notamment les Verified Nature Units (VNU) — assimilables à des certificats biodiversité — dont 3 038 ont déjà été émises pour le parc.

Braconnage et pressions sécuritaires : une réalité persistante

L'année 2025 a été marquée par plusieurs incidents graves dans le Parc national de Zakouma : braconnage de girafes et de rhinocéros (dont deux femelles qui ont suscité une attention médiatique internationale), affrontements armés entre éco-gardes, forces tchadiennes et groupes de braconniers. Ces épisodes rappellent le niveau de risque auquel sont exposées les équipes de terrain au quotidien.

Face à ces pressions, les équipes d'APN maintiennent leurs opérations de lutte anti-braconnage, tout en développant une approche communautaire structurée autour du modèle « 3E+ » (Engagement, Éducation, Économie). À Zakouma, trois filières sont en cours de structuration — maraîchage féminin, apiculture et valorisation de produits locaux comme le karité ou le chébé — bénéficiant à 28 villages en périphérie du parc.

Le paysage Aouk-Keita : cap sur le classement

Dans le paysage Aouk-Keita, les blocs de Mandjo et Keita sont engagés dans un processus de classement en aires protégées communautaires. À Mandjo, le processus de Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP), conduit en 2025, a abouti à un décret préfectoral. En 2026, le processus sera lancé à Keita, avec dépôt simultané des dossiers de classement pour les deux sites. Le paysage joue un rôle de corridor écologique essentiel entre le GEFZ et les aires protégées de République centrafricaine, même si l'insécurité persistante — illustrée récemment par une incursion armée transfrontalière — continue de peser sur les opérations.

Capitalisation visuelle : une photothèque pour NaturAfrica

La mission a également permis de conduire un travail substantiel de production de contenus audiovisuels. Plus de 700 photographies légendées et 12 interviews ont été réalisées sur le terrain, qui serviront à alimenter le site web, les réseaux sociaux et la newsletter du programme. Deux vidéos documentaires sont en cours de montage : l'une sur les dynamiques de transhumance dans l'Aouk-Keita, l'autre sur le rôle des communautés riveraines dans la conservation.

Perspectives

La mission a débouché sur plusieurs recommandations clés : renforcement de l'approche filières au-delà des actions génératrices de revenus ponctuelles, passage progressif vers une gestion à l'échelle du paysage (au-delà des seuls parcs nationaux), et organisation d'un Comité de pilotage commun aux différentes subventions UE couvrant le GEFZ et le PAK. Le processus de renégociation entre APN et l'État tchadien, attendu en 2026, sera déterminant pour la continuité des actions de conservation dans cette région.

Suivez-nous sur : Facebook / Instagram / LinkedIn / YouTube

Éléphante et son petit
Nos récentes publications
République du Congo — Parc national de Conkouati-Douli

Vidéo : Concilier pêche durable et conservation de la biodiversité, le grand défi du Parc de Conkouati-Douli

Voir la vidéo …
Réserve de faune du Dja — Entre forêt et village

Vidéo : Entre forêt et village : une transition pour demain

Voir la vidéo …
Mission Conservation Nord Cameroun

Vidéo : Mission Conservation Nord Cameroun

Voir la vidéo …

Les 10 paysages appuyés par NaturAfrica en Afrique centrale avec une mise en œuvre entre 2024 et 2027

Carte des 10 paysages prioritaires NaturAfrica en Afrique centrale

Assistance Technique Régionale — à pour mission :

Gouvernance régionale, permettant des économies d'échelle

Animer et coordonner les différents acteurs des paysages dans une dynamique de gouvernance transfrontalière

Intégration avec d'autres programmes régionaux

Études régionales et promotion d'outils communs

Gestion des connaissances et capitalisation des résultats

L'Assistance Technique Régionale (ATR) est basée à Yaoundé en appui à la Délégation de l'UE au Cameroun, qui assure la coordination du programme régional NaturAfrica en Afrique Centrale. Elle a pour mission de faciliter la collaboration entre les bénéficiaires des subventions du programme et les huit délégations de l'UE impliquées en Afrique centrale (Burundi, Cameroun, République Centrafricaine, République du Congo, République Démocratique du Congo, Gabon, Rwanda, Tchad), ainsi que la DUE au Nigéria pour le parc de Gashaka-Gumti. Sa proximité avec le Secrétariat Exécutif de la COMIFAC facilite les échanges et renforce l'appropriation institutionnelle du programme.